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Une thèse après un bac techno ? Abderrahmane…

Au travers quelques articles, retrouvez les histoires d’anciens bacheliers STI2D / STL, qui se sont lancés dans l’aventure TSI et préparent actuellement une thèse… Aujourd’hui nous vous présentons celle d’Abderrahmane SLIMANE

    • Où étiez-vous au lycée ? J’ai fait un BAC STI2D option EE au lycée polyvalent Lamarck d’Albert (80)
    • En ensuite ?  une classe prépa TSI au lycée Thuillier d’Amiens
    • Quelle école avez-vous intégrée ? L’école Polytech Orléans TEAM  – Technologies pour l’Énergie, l’Aérospatial et la Motorisation
    • Pouvez-vous nous présenter votre thèse en quelques mots ?
      • Mon sujet de recherche s’intitule « Experimental Study of Aerospike Propulsion Nozzles », et il vise à mieux comprendre et caractériser le fonctionnement d’un type de
        moteur appelé : aerospike.
      • Contrairement aux tuyères classiques en forme de cloche (dites « Laval »), la tuyère aerospike adopte une forme inversée et ouverte qui lui permet d’adapter naturellement son fonctionnement à la pression ambiante. Autrement dit, ce moteur conserve une efficacité presque constante quelle que soit l’altitude, ce qui en fait un concept extrêmement prometteur pour les lanceurs spatiaux réutilisables. Le concept existe depuis les années 1970, mais il avait été abandonné à cause de sa complexité technologique, notamment la gestion thermique du moteur. Aujourd’hui, grâce à l’émergence de la fabrication additive et aux progrès en refroidissement régénératif, ces verrous techniques peuvent enfin être levés, ouvrant la voie à une nouvelle génération de moteurs.
      • Mon travail consiste à étudier expérimentalement ce type de moteur en soufflerie hypersonique, dans une installation appelée EDITH, capable de reproduire les conditions extrêmes d’un vol à différentes altitudes. J’y teste différentes géométries d’aerospike, de configurations d’alimentation et j’analyse la structure du jet et j’évalue les performances de poussée. L’objectif est de comprendre comment optimiser la forme et le fonctionnement du moteur pour le rendre plus efficace, stable et réutilisable.
        En parallèle, je complète ces essais par une partie numérique, notamment à l’aide de simulations CFD (Computational Fluid Dynamics).
      • Cela me permet de confronter les résultats expérimentaux aux simulations numériques, afin de mieux comprendre les phénomènes physiques observés et d’améliorer la conception des futurs modèles.
      • C’est un travail passionnant, à la croisée de la mécanique des fluides, de la thermodynamique et de la recherche appliquée, qui me permet de collaborer avec des équipes de haut niveau au CNRS, au CNES et chez Pangea Propulsion.
      • À travers cette thèse, je contribue modestement à faire avancer les technologies de propulsion spatiale européenne, avec l’ambition de rendre les futurs lanceurs plus performants et plus durables.