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Abderrahmane, doctorant en propulsion spatiale (CNRS – ICARE / CNES / Pangea Propulsion)

 Photo lors d’une visite au lycée, où Abderrahmane est venu présenter son parcours aux TSI

Pourquoi avoir choisi le lycée Louis Thuillier et la filière prépa TSI ?

Honnêtement, à la base, je n’avais pas prévu de faire une prépa. Je pensais plutôt m’orienter vers une licence en mathématiques et informatique à la fac. Ce sont mes professeurs du lycée Lamarck, notamment M. Frédéric Lefèvre et M. Sébastien Lendormy, que je salue au passage, qui m’ont convaincu de tenter l’aventure de la prépa. Je connaissais très peu ce parcours, si ce n’est que « ça travaille dur » et que « ça ouvre beaucoup de portes ». Leurs encouragements et leur confiance m’ont motivé à essayer.
La prépa TSI s’est imposée naturellement, car c’est la voie la plus adaptée à mon profil de bachelier STI2D.

Ce que la prépa m’a apporté

La prépa m’a énormément apporté, sur tous les plans. Sur le plan scientifique et technique, on acquiert en deux ans une quantité de connaissances incroyable. J’en fais encore usage aujourd’hui, même en école d’ingénieur ou dans ma thèse. Mais au-delà de ça, la prépa m’a profondément transformé humainement : elle m’a appris la rigueur, la gestion du stress, la capacité à travailler sous pression et surtout à ne jamais abandonner, même quand on doute de soi. C’est une expérience exigeante, mais qui forge durablement le caractère et la confiance en soi.

Mon parcours après la prépa
Après la TSI, j’ai intégré Polytech Orléans, dans la spécialité TEAM (Technologies pour l’énergie, l’aérospatial et la motorisation) J’y ai eu la chance de travailler sur des projets passionnants en lien avec des acteurs majeurs du domaine :

  • Le laboratoire Pluridisciplinaire de Recherche Ingénierie des Systèmes, Mécanique, Énergétique (PRISME) à Orléans en stage de 4ème année en tant qu’assistant ingénieur.
  • MBDA Missile Systems sur un projet académique en 4ème année en tant qu’assistant ingénieur.
  • Le Centre national d’études spatiales (CNES) à deux reprises (pour mon projet de fin d’études en tant qu’ingénieur et pour ma thèse de doctorat).
  • Pangea Propulsion à deux reprises (mon stage de fin d’études en tant qu’ingénieur et pour ma thèse de doctorat).
  • Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), au laboratoire ICARE (Institut de Combustion Aérothermique Réactivité Environnement) à deux reprises (un projet académique, puis c’est là que je poursuis aujourd’hui ma thèse).

Mon activité actuelle

Aujourd’hui, je poursuis une thèse de doctorat en propulsion spatiale au laboratoire ICARE du CNRS à Orléans, en collaboration avec le CNES et Pangea Propulsion, une start-up franco-espagnole spécialisée dans le développement de moteurs-fusées innovants. Mon sujet de recherche s’intitule « Experimental Study of Aerospike Propulsion Nozzles” », et il vise à mieux comprendre et caractériser le fonctionnement d’un type de moteur appelé : aerospike. (plus de détail dans cet article)

Conseils aux futurs étudiants

Si j’avais un message à adresser à ceux qui hésitent à faire une prépa TSI, ce serait simple : foncez sans hésiter ! Ne vous dites jamais « je n’ai pas le niveau », parce que ce n’est pas vrai. En prépa,
personne n’arrive en sachant tout. On apprend, on progresse, et on devient plus fort semaine après semaine. La prépa n’est pas faite seulement pour les meilleurs, elle est ouverte à tous ceux qui ont envie d’apprendre, de comprendre et de se dépasser un peu plus chaque jour.

Oui, c’est exigeant. Oui, il y aura des moments de doute, de fatigue, parfois même d’envie d’abandonner. Mais c’est aussi une expérience humaine incroyable où l’on découvre ce dont on est réellement capable. Et quand on réalise à la fin du parcours tout ce qu’on a appris, tout ce qu’on a surmonté, on se rend compte qu’on a grandi, pas seulement intellectuellement, mais aussi humainement.

La prépa TSI d’Amiens en particulier offre un environnement exceptionnel : des professeurs passionnés, à l’écoute, toujours disponibles pour aider et pousser leurs étudiants vers le meilleur d’eux-mêmes. Ils savent repérer les forces de chacun et les développer. Ils vous accompagnent tout au long du parcours, que ce soit pour les cours, les concours ou même les moments où la motivation baisse.

Mon conseil le plus important : n’ayez pas peur d’échouer. En prépa, on ne cherche pas à être parfait, on cherche à progresser. L’important, c’est d’être régulier, de poser des questions, de travailler en groupe, et surtout de ne jamais rester seul avec ses difficultés. Entourez-vous, collaborez, soutenez-vous entre camarades, c’est comme ça qu’on avance le plus vite. Et surtout, croyez en vous. Même si parfois vous avez l’impression que c’est trop dur, dites-vous que chaque élève qui a réussi est passé par les mêmes doutes. La différence, c’est la persévérance. Et quand on regarde le chemin parcouru, on se dit que chaque heure passée à travailler en valait vraiment la peine. La prépa, c’est parfois difficile, mais c’est aussi une période unique, pleine de rencontres,
de défis et de fierté

La prépa, c’est une étape exigeante, mais c’est aussi l’une des plus belles expériences de votre vie d’étudiant. Elle ouvre des portes, forge le caractère, et surtout, elle vous donne les clés pour réussir dans n’importe quel domaine ensuite, que ce soit dans l’ingénierie, la recherche, ou ailleurs.

Pour fini, quelques idées reçues à corriger

  • « En prépa, chacun travaille pour soi » : C’est sûrement la plus grande erreur qu’on puisse entendre. En réalité, la prépa, c’est tout l’inverse : on apprend à travailler ensemble, à s’entraider, à réviser en groupe, à partager nos fiches et nos astuces. L’ambiance est souvent bien plus soudée qu’on ne l’imagine, parce que tout le monde traverse les mêmes difficultés. On avance
    collectivement, et c’est ça qui rend l’expérience unique.
  • « La prépa, ça ne sert à rien, on peut réussir sans » : C’est vrai qu’il existe d’autres voies vers les écoles d’ingénieurs, mais la prépa TSI reste une formation d’excellence. Elle apporte une rigueur, une culture scientifique et une capacité d’adaptation que peu d’autres formations offrent. C’est une préparation à la vie professionnelle autant qu’à la réussite académique.

Si je devais résumer la prépa TSI en un mot, je dirais : inoubliable ! C’est une aventure intense, parfois un peu folle, mais qui forge vraiment le meilleur de vous-même. On en ressort plus fort, plus confiant, et surtout… avec une bande d’amis qui comprennent ce que c’est que de galérer sur un DM de physique à minuit avec un paquet de chips en guise de carburant ^^

Actualités

Une thèse après un bac techno ? Bruno…

Au travers quelques articles, retrouvez les histoires d’anciens bacheliers STI2D / STL, qui se sont lancés dans l’aventure TSI et préparent actuellement une thèse… Aujourd’hui nous vous présentons celle de Bruno DUEZ

Photo prise lors d’une présentation des objectifs de sa thèse aux étudiants de TSI1 et TSI2

    • Où étiez-vous au lycée ? J’ai fait un BAC STI2D option EE au lycée Marie Curie de Nogent sur Oise
    • En ensuite ?  une classe prépa TSI au lycée Thuillier d’Amiens
    • Quelle école avez-vous intégrée ? L’école SUPMICROTECH-ENSMM à Besançon
    • Quel est le titre de votre thèse ? Étude des propriétés électriques du graphène obtenu par “synthèse sur surface“ et hydrogène atomique sur des surfaces inertes.
    • Pouvez-vous nous la présenter en quelques mots ?
      • Le graphène est un matériau fascinant : il s’agit d’une seule couche d’atomes de carbone organisés en un réseau hexagonal, comme un nid d’abeilles. Malgré des prédictions théoriques dès le milieu du XXᵉ siècle, il n’a été observé expérimentalement qu’en 2004 — une découverte récompensée par le prix Nobel de physique en 2010.
      • Ce matériau possède des propriétés hors du commun : il est plus solide que l’acier, plus léger que l’aluminium, et conduit beaucoup mieux l’électricité que le cuivre. Ces qualités ouvrent la voie à de nombreuses applications, dans l’électronique, l’énergie ou la santé. Mais pour adapter le graphène à ces usages, il faut apprendre à le “fonctionnaliser”, c’est-à-dire à modifier localement sa structure physico-chimique pour contrôler ses propriétés.
      • Une des méthodes les plus prometteuses pour créer du graphène fonctionnalisé est la synthèse sur surface : on dépose des molécules choisies sur un support solide, puis on déclenche des réactions chimiques grâce à une source d’énergie externe (chaleur, lumière, etc.). Sur des surfaces métalliques, cette technique est bien maîtrisée, notamment avec la réaction d’Ullmann, mais les métaux peuvent perturber les propriétés électroniques du graphène.
      • Mon travail de thèse vise à développer une nouvelle voie de synthèse sur des surfaces inertes, comme le silicium fortement dopé au bore. Pour activer les réactions chimiques malgré la faible réactivité de ces surfaces, j’utilise une source d’hydrogène atomique, ce qui permet de travailler à basse température, entre 25 et 100 °C. De plus, cette technique permet de réduire le risque de défauts sur notre échantillon.
      • Ce projet repose sur une approche expérimentale passionnante. Grâce à un microscope à effet tunnel fonctionnant sous ultra-haut vide (STM-UHV), je peux observer les atomes et la formation du graphène à la surface. D’autres techniques de spectroscopie et de spectrométrie complètent ces observations.Ce travail illustre la beauté de la recherche expérimentale : comprendre les réactions à l’échelle atomique, imaginer de nouvelles voies de synthèse, et explorer la matière pour créer les matériaux de demain.
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Lundi des métiers : Diversité des métiers de l’ingénieur

Ce lundi 30 septembre, ce sont 3 ingénieurs de parcours très divers qui ont donné de leur temps personnel pour présenter leur métier à plus d’une centaine d’étudiants de PCSI-MPSI-

MP2I-TSI1-PC/PC*-MP/MP*-PSI-MPI/MPI*-TSI2 et quelques professeurs,

Merci à Chérif Diouf (Consultant en systèmes d’information et ancien élève de Thuillier)
Alexandre Wettstein (Responsable d’Équipe Construction Éolien & Photovoltaïque) et
Maxime Paul (Chef de projet recherche et innovation dans le domaine automobile) d’avoir partagé leur expérience.

Les prochaines conférences seront retransmises en visio pour les élèves des lycées de la Cordée de la Réussite.

Actualités

4 élèves de première NSI à l’honneur !

Cette année, 4 élèves de première option NSI, ont brillé par leur résultats à différents concours durant l’année :

De gauche à droite:
Athanase DESCHASSE, 1ère 3 ; Cassandra MINARD, 1ère 6 ; Louka GILBERT-GUHUR, 1ère 4; Maxime CHARVET, 1ère 4

 

Concours : Passe ton Hack d’abord_ :  Du lundi 22 janvier au vendredi 9 février 17h00, ils ont eu 15 jours pour résoudre un certain nombre de défis liés à la cybersécurité informatique sur une plateforme en ligne mise en place par le ministère des armées et la DGESCO. L’équipe s’est classée 19ème au niveau du nombre de bonnes réponses et 47ème si on tient compte du temps passé à répondre. Tout cela sur plus de 1000 équipes inscrites au départ !!! Bravo à eux, ils se sont rendus à Paris au mois de mai au Campus Cyber (à Puteaux – La Défense) pour la remise des lots en présence du Général Bonnemaison, le DGESCO Edouard Geffray et le Président du Campus Cyber, Michel Van den Bergh.
En effet nous avions 15 jours pour résoudre les 23 épreuves mises à disposition, et 15 jours ça peut paraître beaucoup mais c’était loin d’être facile en réalité!
Certaines épreuves nous ont pris plusieurs jours à résoudre car nous avions généralement peu d’informations et nous devions rechercher par nous même comment les résoudre, par exemple lors de cette épreuve, l’une des plus dures du concours, nous devions décrypter le texte ci-dessous, avec pour seules indications qu’il avait été crypté par la machine de Lorenz, version plus avancée et plus complexe d’Enigma (machine de cryptage utilisée par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale) ainsi qu’un schéma expliquant brièvement comment utiliser la machine:

Mais cette difficulté était aussi ce qui faisait l’intérêt de ce concours, là on la plupart des concours donnent des épreuves assez guidées avec des instructions claires et un temps à respecter, ce concours là se démarquer par la liberté qu’il nous accordait: tous les moyens étaient possibles tant que nous trouvions la solution, nous pouvions passer autant de temps que souhaité et résoudre l’épreuve comme nous le voulions.
En bref, ce concours a été très intéressant et enrichissant pour nous et nous aimerions d’ailleurs beaucoup y participer de nouveau l’année prochaine!

Olympiades de NSI : Il ont finis premier de la finale régionale !

Bravo à eux !